Eve-Elisabeth Martin

Hypnothérapeute ericksonienne · Vierzon · Paris 14e

Trente ans de pratique. Deux vies professionnelles.

Une conviction : chacun porte en soi les ressources dont il a besoin.

Ma voix est mon instrument de travail

Que ce soit pour calmer, charmer, énerver ou guérir, la voix a un pouvoir extraordinaire et ça, je l’ai toujours su. Un jour très précis m’en a donné la preuve. Ma fille Gersende a chanté à The Voice Kids et en tant que maman, j’ai été interviewée quelques secondes à l’écran. Les jours qui ont suivi la diffusion, j’ai reçu des appels de personnes que j’avais accompagnées. Elles me rapportaient un phénomène identique : elles étaient devant la télévision ou à côté, en train de dîner, de parler, de ranger. Le son passait en fond. Et tout d’un coup, elles s’étaient arrêtées de faire ce qu’elles faisaient pour se focaliser sur la voix qui sortait de l’écran. Le nombre de ces témoignages m’a fait m’interroger sur ma voix et sur les marqueurs qu’elle induit en hypnose. Depuis, j’ai développé d’autres approches, toujours plus précises.

Ma voix est un instrument que j’accorde en temps réel en fonction de la personne en face de moi. Quand quelqu’un est en transe hypnotique, je le suis avec lui. J’observe les micro-mouvements, j’ajuste, je module, je laisse la suggestion chercher son chemin. J’observe si ça gratte ou si ça chatouille. Et quand quelque chose se passe, soit la personne formule ce qu’elle ressent, soit ça se voit : une grande expiration, des larmes qui ne sont pas de tristesse, ou simplement quelqu’un qui change de couleur parce qu’il vient de virer un gros dossier.

Ce qui se passe quand vous êtes dans mon fauteuil

Avant que chaque personne entre dans mon cabinet, je réactive un vieil ancrage PNL. Une phrase que je me dis depuis des années, qui me replonge instantanément dans une émotion construite par un empilement d’expériences ressourçantes. En un instant, je m’ouvre l’accès direct aux ressources intérieures dont j’ai besoin pour mon travail. J’ai d’autres ancrages pour d’autres domaines de ma vie. Pour comprendre ce que c’est, rappelez-vous les grands joueurs de tennis qui ont de drôles de gestes en entrant sur le court. Ils activent les ancres posées par leur préparateur mental pour être au meilleur de leurs performances.

Pendant la séance, je fais très peu de gestes. Mon but est de laisser toute la place à la personne en face de moi. Je suis entièrement présente, synchronisée à sa respiration, à ses micro-mouvements. La bulle de confiance vient de cette synchronisation non verbale que la personne ressent sans pouvoir expliquer pourquoi elle se sent en sécurité.

Vous avez déjà les réponses, mon travail est de vous aider à les trouver

Quand j’accompagne quelqu’un, je suis carte blanche. Je n’interprète pas, je ne colle pas d’étiquettes. Trop de gens arrivent déjà chargés des interprétations des autres, des couches de croyances limitantes qu’on leur a ajoutées avec les meilleures intentions du monde. Carte blanche veut dire que j’arrive vierge de tout jugement. J’ai des opinions, j’ai des émotions, je suis une femme de chair et de sang. Il m’arrive d’être traversée par une souffrance indicible qui se manifeste chez la personne que j’accompagne. Quand ça arrive, j’en parle avec mon binôme à Paris, en qui j’ai confiance. Qu’est-ce qui m’a touchée ? Quelle partie de mon propre récit cette histoire a-t-elle réveillée ?

Ce que je fais ressemble à la maïeutique. Je pose les conditions pour que la personne accouche d’elle-même de ses propres réponses, en suivant exclusivement ses propres schémas de pensée. Je connais les mécanismes psychologiques, les grands leviers inconscients. Après trente ans, je sais une chose : on ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des gens.

J’ai constaté au cours de ma carrière que le mal-être des gens n’a souvent rien à voir, inconsciemment, avec ce qu’ils croyaient. Mes patients arrivent avec une représentation d’eux-mêmes, une histoire qu’ils se racontent depuis longtemps, et ils s’y arrêtent comme Narcisse s’arrêtait à son reflet dans l’eau, fasciné par l’image renvoyée sans percevoir ce qui se cache derrière. Mon travail est de créer les conditions pour qu’ils voient, par eux-mêmes, ce qui se trouve de l’autre côté.

Y aller en force, ça ne marche pas. Il y a une différence considérable entre décider de combattre ce qu’on n’aime pas en soi et accepter de le regarder en face. En séance, je montre à cette autre partie de la personne qu’un chemin plus harmonieux existe. Cette autre partie comprend alors, à son rythme, que la protection qu’elle offrait trop efficacement depuis des années peut prendre une autre forme. Ce qui se passe ressemble à une étrangeté de soi à soi. Rien de spectaculaire la plupart du temps. Plutôt une surprise tranquille, le sentiment d’avoir rencontré quelqu’un qu’on ne connaissait pas et qui est pourtant soi. C’est souvent là, dans cet espace-là, que quelque chose se remet d’accord.

Une seule règle depuis trente ans : est-ce que ça fonctionne ?

Je travaille uniquement avec des personnes qui ont décidé de venir d’elles-mêmes. Le consentement et l’envie de bouger les lignes sont indispensables pour commencer à travailler ensemble.

J’ai été formée par transmission directe dans la lignée de l’Institut Milton Erickson, puis par Richard Bandler à Londres pour la PNL, plus récemment chez Psynapse. J’ai su m’extraire de tout ce qui était dogmatique, avec un seul critère en tête : est-ce que ce que je fais à l’instant T fonctionne mieux pour la personne en face de moi ? La PNL complète l’hypnose ericksonienne de façon très concrète. En accompagnement, elle permet de montrer à quelqu’un que ce qu’il a toujours tenu pour vrai et qui est très limitant peut être complètement faux. Les deux ensemble créent un espace où le changement devient possible et naturel.

Quinze mille personnes dans la salle et le trac à dompter

Pendant plus de vingt ans, j’ai accompagné des centaines d’artistes européens partis se produire sur les plus grandes scènes chinoises : l’inauguration du barrage des Trois Gorges, le prime time de l’Exposition universelle de Shanghai, les Jeux olympiques de Pékin. Préparer quelqu’un à monter sur une scène de quinze mille personnes sans maîtriser l’ensemble des codes, c’est comme accompagner un patient dans mon cabinet : créer les conditions idéales pour que quelque chose se produise.

C’est ce même travail que j’ai mené pour Gersende depuis ses dix ans. L’accompagner à reconnaître l’appréhension avant de monter sur scène et à s’en servir comme d’un passage qui donne accès à toutes ses ressources. Elle chante aujourd’hui pour l’UNESCO et a chanté dans le cadre des Jeux olympiques de Paris 2024.

Accompagner de jeunes chanteurs, danseurs, comédiens, musiciens et sportifs dans la gestion du trac, la concentration scénique et la confiance en soi est un prolongement naturel de ces deux vies. Je connais la scène de l’intérieur ; je connais l’hypnose de l’intérieur.

Vingt transats, vingt casques, une seule voix : l'hypnose en entreprise

Il y a quelques mois, dans une salle de réunion au troisième étage d’un immeuble de bureaux, vingt personnes se sont allongées dans des transats à l’heure du déjeuner. Elles ont posé un casque sur leurs oreilles. La porte s’est fermée. Les néons étaient éteints. Dehors, les téléphones sonnaient, les mails s’accumulaient, un comité de direction se préparait à l’étage du dessus. Dedans, il n’y avait plus que ma voix dans vingt casques, le son des vagues que je mixais en direct, et vingt respirations qui ralentissaient une à une. Au bout de quarante-cinq minutes, vingt personnes ont ouvert les yeux. Certaines ont souri sans raison. Une femme est restée assise un moment, les mains posées sur les genoux, immobile, comme si elle écoutait encore quelque chose. Un homme a dit à son voisin en sortant : « Je ne sais pas ce qui s’est passé mais ça fait six mois que je n’ai pas respiré comme ça. »

C’est le même instrument que dans mon cabinet. La même voix, la même écoute, la même synchronisation. Ce qui change, c’est l’acoustique. En cabinet, les quatre murs créent l’intimité. En entreprise, c’est le casque qui la crée. Chaque participant est seul avec ma voix pendant que quinze ou vingt personnes vivent leur propre voyage en même temps. Je compose les sons en direct sur une table de mixage quatre canaux, comme un musicien ajuste son jeu à la salle. Le transat, le casque, l’isolation sonore font descendre le cerveau dans un état de récupération que la relaxation de surface ne touche pas.

Ce qui se passe dans ce transat est de la prévention par l’hypnose ericksonienne. Renforcer ce qui tient, restaurer ce qui s’use, donner au corps un outil qu’il saura retrouver seul. Chaque participant vit sa propre expérience, protégé par son casque et par ses paupières closes. Le salarié qui repose ses mains sur ses genoux le lendemain matin avant une réunion difficile et qui sent le calme revenir en trente secondes utilise un ancrage que son système nerveux a appris la veille. Exactement comme le joueur de tennis avec son geste sur le court.

La baguette magique qui s'est cassée en deux

J’ai cofondé Sourires sans Frontières pour emmener des artistes faire des tournées caritatives pour des enfants hospitalisés et des orphelinats en Asie du Sud-Est. Lors d’une tournée au Vietnam, un magicien tend une baguette magique à un petit garçon de six ans. La baguette se casse en deux. Toute la salle rit. Lui éclate de rire aussi. Une religieuse vient nous voir après le spectacle avec le petit bonhomme souriant pour nous remercier. Recueilli à dix-huit mois, il n’avait jamais souri.

C’est ça que je cherche à provoquer en hypnose. Ce claquement, cette petite brèche à l’endroit où personne ne l’attendait. Le déclic peut arriver en séance. Il peut arriver trois semaines après, pendant une promenade, en faisant la vaisselle, sans qu’on sache exactement à quel moment quelque chose a basculé. De la désorganisation naît la réorganisation des perceptions. La séance crée les conditions ; la personne fait le reste.

J’ai vu des gens guérir, vraiment. J’en ai vu d’autres apprendre à vivre autrement en déplaçant le focus vers quelque chose de tolérable. L’idée est de toujours aller chercher ce qui rend libre dans sa tête.

Je prends soin de moi pour pouvoir prendre soin des autres. Je marche le long du canal de Vierzon avec mon chien. Une fois par an, je fais une retraite de silence d’une semaine. Et je vais voir à Paris un hypnothérapeute en qui j’ai confiance, pour faire le ménage dans ma tête. Je fais exactement pour moi ce que je préconise à ceux que j’accompagne.

Ce que je fais aujourd’hui est la synthèse de toute ma vie. Par la voix, par les métaphores, par le silence, par trente ans de lecture du corps et du non-dit, j’embarque chacun dans un voyage intérieur. En cabinet, j’accompagne vers le changement. En entreprise, je renforce ce qui tient et je restaure ce qui s’use. Deux cadres, un même instrument. Je pose une promenade et la personne me montre où elle veut aller.

Je pense que mon travail consiste moins à polir la surface du miroir qu’à apprendre à le traverser. Et le courage qu’il faut pour cela est le chemin de la connaissance de soi.

On ne va jamais aussi loin que quand on ne sait pas où on va.

Formations et certifications

Pratique

Depuis 1995 avec compagnonage continu.

Certifications

FFHTB (Fédération Française d’Hypnose et de Thérapies Brèves) · NGH (National Guild of Hypnotists) · ICI (International Certification Institute) · Psynapse · Maître praticienne PNL

Spécialités

Stress et anxiété · Confiance et estime de soi · Deuil · Arrêt du tabac · Enfants et adolescents · Jeunes artistes et trac scénique · Prévention RPS en entreprise

Cabinets

Vierzon (18) · Paris 14e · Consultations en ligne

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